Premier petit retour sur la réunion de samedi 10 janvier

Nous avions vu les choses trop modestement. Nous avions prévu une salle pour 50 personnes… et nous en avons accueilli environ 80.

Toutes nos excuses à celles et ceux qui ont dû rester debout ou à l’entrée de la salle, et un grand merci à toutes celles et ceux qui ont pu se rendre disponibles. Pour les autres, ce sera une prochaine fois, nous n’en doutons pas.

Ce qui est très encourageant, c’est de constater que notre démarche a reçu une reconnaissance transpartisane : tous les horizons politiques étaient représentés dans la salle. Et, je le répète, en Corse, nous sommes trop peu nombreux pour qu’une seule fraction de l’éventail politique puisse rassembler à elle seule toutes les compétences nécessaires pour résoudre les innombrables problèmes du quotidien.

Nous avons pu faire passer un message simple : la démocratie ne peut pas se limiter au seul moment du vote. Trop souvent, on demande aux citoyens de voter… puis de se retirer. C’est ainsi que nous avons laissé s’installer un monopole de la représentation de nos problèmes entre les mains de ceux qui s’autoproclament « politiques ».

Ce que nous avons prouvé avec le collectif « Agissons contre la cherté des carburants en Corse », c’est que lorsque des citoyens prennent à bras-le-corps un problème, aussi complexe soit-il, qu’ils travaillent sérieusement et ne lâchent rien, les choses finissent par bouger.

Depuis que nous avons commencé ce travail, il y a 7 ans, des élus ont disparu, d’autres sont apparus… mais le problème, lui, est longtemps resté. Jusqu’à maintenant.

Il nous faut désormais structurer cette dynamique, intégrer de nouvelles forces vives et nous organiser. Ce qui réclame aussi du travail…

La démarche s’adresse à tous.

Nous allons très vite revenir vers vous. Car une chose est sûre: notre objectif reste le même : « agissons, ensemble »

D’ailleurs, « agissons, ensemble », c’est le nom que nous avons choisi pour cette démarche citoyenne.

Et c’est aussi notre ligne de conduite.

Article Corse Matin du lundi 12 janvier

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4 commentaires

  1. Votre projet m’intéresse. Mais votre angle d’attaque est décevant. J’allais dire votre angle d’attaque « politique ». Mais justement, cet évitement donne crédit à la démagogie convenue. Que les mouvements et partis ne soient pas à la hauteur de la tache, c’est certain. Mais du fait, refuser toute teinte idéologique nette pour éviter le bourbier nationaliste, c’est valider le discours d’extrême droite et son dégagisme de principe. Dommage.

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    • Bonjour,
      La démagogie est destinée à séduire or au travers de toutes mes analyses, je pense pouvoir dire que je suis aux antipodes d’une entreprise de séduction. S’il y a bien une chose que je ne cache absolument pas c’est que je suis un homme de gauche (non encarté). Ce que nous voulons créer c’est un espace dédié au travail afin d’analyser les problèmes et y répondre. Et je maintiens qu’aucune fraction de l’éventail politique ne peut prétendre à avoir suffisamment de compétence pour répondre à cette exigence. Ce que vous interprétez comme « un refus de toute teinte idéologique » est pour moi le désir de travailler avec des personnes d’horizons différents à la seule condition que le dogme soit exclu. Et, j’ai du mal à comprendre où je valide le discours d’extrême droite d’autant plus que le projet que nous portons n’a pas pour finalité de concourir à une élection (même si cela ne doit pas être exclu)

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      • Déjà merci de réagir. Ma remarque, je le reconnais, était rapide, trop rapide. Je me permettrai de vous la préciser car c’est une question qui me tient très à coeur. Déjà je dirais que je crois entendre dans votre propos une reprise des rejets du politique. C’est, de mon point de vue, une faute. Je veux dire : c’est un positionnement assez commun à droite. Par contre nous, gens de gauche (je vous en crédite sans difficulté), nous devons résister à cette tentation du discours, y compris avec un projet d’ouverture. J’ai le même problème avec des personnes avec qui je travaille sans difficultés, alliés que nous sommes dans des associations au service d’un projet précis, mais qui refusent par dégoût le terme même de « politique ». Par exemple en repeignant leurs projets du terme « citoyen ». Je pense très vivement que c’est plus qu’une erreur et qu’il faut remettre les pendules à l’heure et résister à cette tentation. Je ne sais pas si je suis bien claire mais j’espère avoir un peu mieux justifié ma remarque. Cordialement

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      • Alors rejet de la politique… Absolument pas! Toutes mes analyses sont le fruit d’un travail que je produis. Et, presque tous les thèmes que j’aborde sont pour moi imminemment politiques. Rien que la problèmatique de la cherté des carburants, si ce sujet n’est pas politique qu’est ce que la politique? Donc je pense pouvoir affirmer que j’aime la Politique.
        En revanche, oui, je ne supporte pas cette tendance du « politique » (que je distingue de la politique) à chercher plus à séduire qu’à convaincre. La séduction c’est l’avilissement des convictions. Et quand je parle du « politique » je parle de ces personnes qui sont devenus des professionnels de la politique. Bien entendu, je ne les mets pas tous dans le même sac.
        Mon idée c’est que le citoyen doit se réapproprier la politique au lieu de déléguer à ces « professionnels » le monopole de la représentation légitime de leurs problèmes.
        Nous sommes tous des politiques. Il n’y a pas de diplômes ou de parcours légitimants pour s’intéresser à la politique.
        Mais je ne suis pas le seul à défendre cette idée cela rejoint les thèse de Foucault, Bourdieu, Rosanvallon et tant d’autres.
        Prenant la gauche, nous en faisons partie tous les deux, en Corse, je doute très fort, que la gauche puisse prétendre avoir en son sein, toutes les compétences nécessaires pour résoudre tous les problèmes du quotidien. Mieux, si on se concentre sur la gauche politique, j’entends les partis de gauche, peu se sont officiellement intéressés à mes travaux notamment sur les carburants depuis 2018. J’ai même parfois la sensation qu’ils estiment que j’empiète sur leur pré carré.
        En revanche, là ou je ne suis pas d’accord avec vous c’est sur le terme « citoyen ». Il s’agit pour moi de définir l’individu considéré du point de vue de ses droits politiques. J’essaye d’avoir un usage très précis des mots que j’emploie et je ne vais pas m’interdire l’usage d’un mot sous prétexte que des tendances politiques essayent de transformer sa définition.
        La gauche ne se réduit pas aux partis qui s’en revendiquent. On peut être gauche sans appartenir ni au PC, ni à LFI ni au PS. Et pour moi le terme citoyen englobe bien entendu les militants des partis politiques mais également ceux qui ne sont pas encartés.

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