Depuis quelques semaines, la mairie nous abreuve d’une pose de première pierre par-ci , d’un nouvel enrobé ou d’un spuntinu par-là.
Pendant ce temps, 𝗟𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗴𝗮𝘀𝗶𝗻𝘀 𝗳𝗲𝗿𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗮̀ 𝘂𝗻, 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝘂𝘃𝗿𝗲𝘁𝗲́ 𝗴𝗮𝗴𝗻𝗲 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻, 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲𝘀 𝗱’𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁, 𝗹𝗲𝘀 𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘁𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗕𝗮𝘀𝘁𝗶𝗮. On demande aux familles de faire toujours plus avec toujours moins, on leur explique qu’“il n’y a pas d’argent”.
Mais pour la mairie, il y en a : 7,4 millions d’euros de masse salariale en plus.
Le DOB 2024 annonçait une masse salariale de 𝟯𝟲,𝟱𝟳 𝗠€ calibrée pour afficher une hausse maîtrisée de +4,12 %. Six mois plus tard, le budget grimpe à 𝟯𝟳,𝟭𝟮𝟳 𝗠€, et l’exécution (CFU) clôture à 𝟯𝟳,𝟬𝟲𝟳 M€ — malgré des dizaines de postes vacants qui auraient dû contenir la dépense. Autrement dit : la mairie savait que ça coûterait plus cher, mais a préféré vendre un chiffre allégé dans son DOB. Résultat : un document d’orientation qui n’oriente rien, sinon l’opinion publique.
La majorité municipale se pavane en répétant qu’elle a “maîtrisé” la masse salariale. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗳𝗮𝘂𝘅. Un mensonge budgétaire martelé année après année. Car dès qu’on additionne mairie et CCAS, la réalité saute aux yeux : 𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗮𝘀𝘀𝗲 𝘀𝗮𝗹𝗮𝗿𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗼𝘀𝗲, 𝗱𝗲 𝟯𝟭 𝗮̀ 𝟯𝟴,𝟰 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱’𝗲𝘂𝗿𝗼𝘀 (+𝟮𝟰 %). Le coût moyen par agent a bondi de 44 800 € à 54 200 €.
Où est la maîtrise ? Dans les communiqués de presse, sûrement pas dans les comptes. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗿𝗼𝗺𝗽𝗲𝗿𝗶𝗲 𝗲𝗻𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗕𝗮𝘀𝘁𝗶𝗮𝗶𝘀, un écran de fumée pour masquer l’essentiel : la ville s’appauvrit, mais la mairie se protège.
1.𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐲𝐫𝐚𝐦𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐛𝐫𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬
À Bastia, la pyramide des effectifs municipaux ressemble à tout sauf à une pyramide. Sur 𝟲𝟴𝟰 𝗲́𝗾𝘂𝗶𝘃𝗮𝗹𝗲𝗻𝘁𝘀 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗽𝗹𝗲𝗶𝗻, on trouve
- 534 agents de catégorie C (80 %),
- 53 de catégorie B (à peine 8 %)
- 80 cadres A (12 %).

𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁 𝗮𝗯𝗲𝗿𝗿𝗮𝗻𝘁: 𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗱’𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀. Pire encore, un cadre A sur cinq n’est même pas titulaire, recruté hors concours et donc dépendant du pouvoir politique.
Cette organisation n’est pas neutre. La base, 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗼𝗿𝗶𝗲 𝗖, 𝗻’𝗮 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻 𝗱𝗲́𝗯𝗼𝘂𝗰𝗵𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗿𝗿𝗶𝗲̀𝗿𝗲.
𝗟’𝗲́𝗰𝗵𝗲𝗹𝗼𝗻 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗮𝗶𝗿𝗲, censé être la charnière de toute administration, 𝗲𝘀𝘁 𝗿𝗲́𝗱𝘂𝗶𝘁 𝗮̀ 𝗽𝗲𝗮𝘂 𝗱𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗴𝗿𝗶𝗻.
Et l’échelon A enfle artificiellement, gonflé par 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗳𝗿𝗮𝗴𝗶𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗼𝗰𝗶𝗹𝗲𝘀.
On ne parle plus de gestion, mais de verrouillage : une administration bancale, hiérarchisée au bénéfice du sommet et figée pour ceux qui la font fonctionner.

𝑍𝑜𝑜𝑚 : 𝑙’« 𝑎𝑟𝑚𝑒́𝑒 𝑚𝑒𝑥𝑖𝑐𝑎𝑖𝑛𝑒 » 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑙𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑎𝑑𝑚𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒
La filière administrative de la Ville de Bastia est une caricature d’« armée mexicaine ». Sur 160 ETP, on compte plus de cadres A que d’agents B : 53,5 contre 19,6. L’échelon intermédiaire, qui devrait porter l’ensemble, a quasiment disparu.
Pendant ce temps, la strate des A se gonfle artificiellement, et plus d’un sur cinq est contractuel, donc à la merci du bon vouloir politique.
En bas, les 86 adjoints administratifs de catégorie C forment la masse, sans aucune perspective : l’ascenseur social est coupé net. On obtient une pyramide inversée, inefficace et clientéliste, qui verrouille l’administration au lieu de la faire fonctionner.
Au bout du compte, ce sont toujours les mêmes qui paient. 𝗟𝗲𝘀 𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗼𝗿𝗶𝗲 𝗖, 𝟴𝟬 % 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀, font tourner la ville chaque jour, mais ils sont condamnés à rester au bas de l’échelle, sans perspectives, sans reconnaissance. 𝗖𝗲𝘀 𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗻𝗲𝘁𝘁𝗼𝗶𝗲𝗻𝘁, 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝘁𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝗻𝘁, 𝗮𝗰𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗻𝘁, 𝗳𝗼𝗻𝘁 𝘁𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝘀, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗾𝘂’𝗶𝗹𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲́𝘀-𝗽𝗼𝘂𝗿-𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗲
Pendant ce temps, l’échelon intermédiaire est sacrifié et l’échelon supérieur se gave de postes contractuels, taillés sur mesure pour le politique.
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗵𝗶𝘀𝗼𝗻: on piétine ceux qui servent les Bastiais pour protéger ceux qui servent le pouvoir.
2.𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 : 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞
𝗘𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟴, la Ville de Bastia employait 𝟲𝟯,𝟵 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝟲𝟳𝟴,𝟰 𝗘𝗧𝗣: environ 9 %. Déjà beaucoup, mais encore dans la limite du tolérable.

𝗦𝗶𝘅 𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘁𝗮𝗿𝗱, on en est à 𝟵𝟯 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝟲𝟴𝟯,𝟵 𝗘𝗧𝗣: près de 𝟭𝟰 %. La progression est nette, assumée, presque insolente.
𝗘𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝘀𝗶 𝗰̧𝗮 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗳𝗳𝗶𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀, la mairie a inventé 𝘂𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗰𝗮𝘀𝗲 : “𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶𝘀 𝗻𝗼𝗻 𝗰𝗶𝘁𝗲́𝘀 / 𝗴𝗿𝗮𝗱𝗲𝘀 𝗻𝗼𝗻 𝘀𝘁𝗮𝘁𝘂𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀”. Traduction : des postes hors cadre, hors statut, hors concours. 𝗘𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟴, 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗹𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗻’𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀. 𝗘𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟰, 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗿𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗼𝗴𝗲𝗿 𝟭𝟲 𝗘𝗧𝗣, créés sur mesure pour contourner les règles. Des emplois plus chers, plus précaires, mais surtout plus dociles.
Bastia n’a pas seulement gonflé sa masse salariale en contractuels : 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗲 𝗯𝗿𝗶𝗰𝗼𝗹𝗮𝗴𝗲, fabriqué une filière fantôme pour recruter qui elle veut, comme elle veut. Une fonction publique parallèle, sans transparence, qui abîme le statut, dévoie la carrière des titulaires et 𝘃𝗲𝗿𝗿𝗼𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗹’𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.
3.𝐋𝐞 𝐂𝐂𝐀𝐒 : 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐨𝐮𝐟𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥
La manœuvre la plus grossière reste celle de 2018. 𝗢𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲̀𝗿𝗲 𝟭𝟰 𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗮𝘂 𝗖𝗖𝗔𝗦. 𝗢𝗻 𝗱𝗼𝘂𝗯𝗹𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝘂𝗯𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 (𝟲𝟬𝟬 𝟬𝟬𝟬 € → 𝟭,𝟮 𝗠€). Et voilà le miracle : au conseil municipal, la masse salariale n’augmente que de 1 %. Dans les journaux, on parle de “rigueur” et “d’effort social”. En réalité, on n’a rien maîtrisé et rien renforcé : on a juste changé de colonne comptable.
4.𝐋𝐞 𝐂𝐂𝐀𝐒 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟒 : 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐭𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐜𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞
𝗔𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱’𝗵𝘂𝗶, 𝗹𝗲 𝗖𝗖𝗔𝗦 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲 𝗯𝗶𝘀 : 𝟮𝟳 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘀 𝗰𝗿𝗲́𝗲́𝘀, 𝟮𝟲 𝗽𝗼𝘂𝗿𝘃𝘂𝘀.
- 3 postes de direction (directeur, directeur adjoint, directeur du centre social).
- 7 travailleurs sociaux qualifiés (assistants de service social et CESF), véritables cadres de terrain.
- 16 postes d’exécution (adjoints administratifs, agents sociaux, animateur, conseiller numérique, emploi aidé).
Sur le terrain, ces agents font leur travail. 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗶𝗹𝘀 𝗻’𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝘆𝗲𝗻𝘀. Car 𝗹𝗲 𝗯𝘂𝗱𝗴𝗲𝘁 𝗲𝘀𝘁 𝗰𝗮𝗽𝘁𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 : 𝟭,𝟯𝟰 𝗠€ 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟰. 𝗟𝗲𝘀 𝗮𝗶𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝘂𝘀𝗮𝗴𝗲𝗿𝘀, 𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀, 𝘀’𝗲𝗳𝗳𝗼𝗻𝗱𝗿𝗲𝗻𝘁 : 𝟮𝟰𝟰 𝟳𝟮𝟱 € 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟴, 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝟭𝟬𝟬 𝟬𝟬𝟬 € 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟰.
Voilà la vérité : le CCAS est devenu un paravent social. Une structure où 95 % de l’argent part en masse salariale, pendant que les Bastiais en difficulté reçoivent de moins en moins.
5.𝐔𝐧 𝐫𝐞𝐜𝐮𝐥 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐦𝐞́
Pire encore : en transférant des agents au CCAS, 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲 𝗮 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗹𝗮 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗵𝗼𝗿𝘀 𝗱𝘂 𝗰𝗵𝗮𝗺𝗽 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹. 𝗟𝗲 𝗯𝘂𝗱𝗴𝗲𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗖𝗔𝗦 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘃𝗼𝘁𝗲́ 𝗲𝗻 𝗖𝗠, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗱’𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲́𝗱𝘂𝗶𝘁, 𝗹𝗼𝗶𝗻 𝗱𝘂 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰.
On a donc maquillé les chiffres et, dans le même mouvement, 𝘀𝗼𝘂𝘀𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝘀𝘀𝗲 𝘀𝗮𝗹𝗮𝗿𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.
6.𝐂𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧
Cette majorité municipale 𝗺𝗮𝗾𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́: +24 % de masse salariale (depuis 2018), 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝘆𝗿𝗮𝗺𝗶𝗱𝗲 𝗵𝗶𝗲́𝗿𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘁𝗼𝗿𝗱𝘂𝗲, 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗲𝗻 𝗽𝗹𝗲𝗶𝗻 𝗲𝘀𝘀𝗼𝗿, 𝘂𝗻 𝗖𝗖𝗔𝗦 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲́ 𝗲𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗮𝘃𝗲𝗻𝘁.
Derrière les discours de rigueur et de solidarité, il n’y a ni rigueur ni solidarité : 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗺𝗼𝘂𝗳𝗹𝗮𝗴𝗲, 𝗹𝗲 𝗰𝗹𝗶𝗲𝗻𝘁𝗲́𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝘀𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.
Bastia n’a pas besoin de vitrines ni de tours de passe-passe 𝗘𝗹𝗹𝗲 𝗻’𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲̀𝗴𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘀, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲̀𝗴𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀.
Elle a besoin d’une 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗶𝗻𝗰𝗲̀𝗿𝗲 et d’une 𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲, pas d’une 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗿𝗲𝘂𝘀𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝘁𝗿𝗮𝗵𝗶𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗕𝗮𝘀𝘁𝗶𝗮𝗶𝘀.
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