À Bastia, il est temps d’ouvrir les yeux. La seule chose que le maire a su bâtir depuis 10 ans, c’est son égo surdimensionné, du haut duquel il s’apprête à balancer l’avenir de notre ville.
Sa dernière folie ? Un projet pharaonique : le théâtre de Bastia, qu’il veut sans doute brandir comme un trophée électoral.
Un projet d’abord estimé à 27 millions d’euros. Puis 33 millions. Puis 37 millions. Et enfin 41,5 millions… Et ce n’est pas fini ! Ce ne sont que des estimations : les appels d’offres n’ont même pas encore été lancés. Et comme toujours, la facture risque d’exploser.
Et pour cela, il nous est proposé un financement flou et incomplet
Sur le site de la mairie, un financement est annoncé sur la base de 37 millions d’euros :
- 50% pris en charge par l’État,
- 20% par la ville
- la région sans que son engagement ne soit précisé.

Or, hier, le maire annonçait fièrement la signature d’un contrat avec l’État, qui financera le projet à hauteur de 17,3 millions d’euros.
Problème : il manque déjà 1,2 million par rapport aux prévisions ! C’est presque l’équivalent du budget annuel du CCAS !
Et sur la base de 41,5 millions, l’ardoise grimpe à 24,2 millions d’euros à trouver, sans compter les dépassements à venir…
Il conviendrait de rappeler au Maire, sans doute fâché avec les maths, certains points :
- L’aldilonda : +102,3% d’augmentation entre le budget initial et le coût final (+6,1 millions d’euros).
- La Chambre régionale des comptes alertait dès 2021 sur la mauvaise gestion financière de la ville.
- En 2021, le préfet et le directeur départemental de la DGFIP demandaient à la mairie de « réduire ses charges de fonctionnement et augmenter ses recettes » avant d’engager de nouvelles dépenses d’équipement.
Et pourtant, malgré ces signaux d’alerte, le maire persiste.
À force de se croire grand bâtisseur, le maire est devenu un Monsieur Jourdain des temps modernes, ce bourgeois gentilhomme obsédé par les apparences et prêt à toutes les folies pour se donner l’illusion de la grandeur.
Les Bastiais méritent mieux qu’un théâtre de l’absurde financé à crédit par les générations futures.
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